Jean-Pierre Humbert peintre et graveur

Oeuvre de la semaine


Cette œuvre de Jugoslav a été reproduite dans le catalogue de la manifestation "Mondialisation - Prix Contraste 2014 de l'estampe numérique".

JUGOSLAV VLAHOVIC est un dessinateur de presse serbe, né en 1949 à Belgrade. En 1974, il quitte la faculté des arts appliqués de Belgrade. Diplôme en poche, il entame une carrière d’illustrateur, qui sera pour le moins prolifique. Deux ans plus tard, il est engagé au magazine NIN pour croquer l’actualité hebdomadaire, activité qu’il exerce encore à ce jour. Ses travaux graphiques ont très vite un rayonnement international : ses caricatures sont publiées dans des journaux légendaires tels que le « New York Times », le « Wiener Zeitung », « la Repubblica » ou encore le « Sonntagsblatt ».

S’il excelle dans le domaine de l’illustration de presse, le dessinateur serbe fut aussi guitariste d’un groupe à géométrie variable : le Porodicna Manufaktura Crnog Hleba (La manufacture familiale de pain noir). Cette formation ne se contentait pas de faire de la musique, mais il s’agissait également d’une troupe de théâtre qui se produisait à l’Atelje 212 à Belgrade. Le « Porodicna Manufaktura Crnog Hleba» agrémentait ses performances de diapositives et de courts-métrages.

Après la dissolution du groupe, Jugoslav Vlahovic continue de côtoyer le monde de la musique, puisqu’il sera l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques, notamment pour la célèbre formation rock Riblja Corba.

À ce jour, Jugoslav Vlahovic comptabilise au moins sept livres de ses propres caricatures et un cartable d’estampes. Il s’est vu récompensé de nombreux prix pour ses travaux graphiques. Jugoslav Vlahovic a exercé son métier d’illustrateur au magazine NIN et il a été professeur à la faculté des arts appliqués de Belgrade jusqu'à sa toute récente retraite.

On dit que les jumeaux fondateurs de Rome, Romulus et Rémus, ont été nourris et élevés par une louve. Depuis, cette louve nourricière est devenue l'un des symboles de la Ville éternelle. Mais, comment s'appelle-t-elle cette brave bête ? Bien sûr, nos amis rédacteurs de mythes romains ne s'en sont pas préoccupés. Je suis convaincu que l'incontournable Walt Disney aurait pu les aider.

Heureusement, après enquête, les deux excellents journalistes du quotidien " Roma ogi e domani ", messieurs Tite-Live et Plutarque avancent un prénom ainsi qu'une excellente explication de la légende.

Selon eux, les jumeaux auraient été découverts dans la grotte du Lupercale par le berger Faustulus, gardien des troupeaux d'Amulius. Celui-ci les aurait confiés aux bons soins de sa femme Laurentia, une prostituée que les bergers appelaient Lupa. Ce serait donc par un jeu symbolique que d'autres auteurs latins auraient créé le mythe de la louve mère biologique de Romulus et Rémus. Une explication rationaliste de cette légende rappelle que le mot latin lupa possède deux sens, « louve » et « prostituée », allusion au beau métier qu'exerçait Laurentia.

Mais, que font donc Romulus et Rémus devant l'Université de Fribourg ? Du tourisme ? Révisent-ils leur latin ? Non, c'est plus simple. Pour honorer les liens qui unissent Fribourg et Rome, dans le domaine académique, la Société Dante Alighieri a offert à l'Université de Fribourg une sculpture commandée à l'artiste italien Alessio Paternesi. Celui-ci s'est inspiré de la fameuse "Lupa Capitolina" donnée en 1473 par le pape Sixte IV à la ville de Rome.

L'œuvre de Paternesi a été officiellement inaugurée le 21 avril 2004. Elle est posée sur un socle le long de la route du Jura, devant l'Université Miséricorde, appelée également l'Alma mater ( la mère nourricière ).

La photographie de ma chère Milka remet sérieusement en cause la version officielle de la présence de Romulus et Rémus à Fribourg. Il suffisait, comme elle l'a parfaitement fait, de photographier la sculpture dans le bon angle pour se rendre compte qu'elle n'est autre que le nouveau logo du Service Cantonal des Finances. Un logo qui trône au pied du siège de cette institution. Clairement, Romulus et Rémus symbolisent les agents de la fonction publique ( fonctionnaires ) en train de soulager les citoyens contribuables représentés par la louve, Lupa pour les intimes. Maintenant que vous connaissez sa profession, la vérité saute aux yeux. Le gang des souteneurs est enfin démasqué. Merci Milka.

LA DÉBANDADE

Dans le miroir pictural de notre temps,
omniprésente, désabusée, arrogante et moralisatrice,
la disgracieuse face botoxée de l’homme augmenté,
la gueule gonflée à l’hélium de l’artiste contemporain.

Dans le musée impérial du matérialisme mondialisé,
quelques cuvettes de chiottes recyclées,
des reliquats de la dernière bamboula
d’une association culturelle subventionnée.

Dans la grande salle d’exposition,
corrompus par un(e) « commissaire » d’un genre indéterminé,             
deux joyeux ramasseurs d’ordures ménagères
ont déversé les fruits pourris de leur tournée matinale.

Dans les pages des journaux à prétentions intellectuelles et culturelles,
un savant reportage relate tous ces pénibles faits-divers.
Par la grâce de ce délicieux baratin ludique et didactique,
vous apprendrez à vous ouvrir à la bêtise.

Une découverte archéologique:
Quelques souvenirs du XXe siècle

J’aime les beaux paysages qui me rendent la sérénité et la liberté dont le raz-de-marée administratif nous prive.

Je n’aime pas voyager.
J’aime les beaux paysages qui sommeillent en moi.

On naît nu, mouillé et affamé.
Puis les choses empirent.
W-C Fields

Pour vous consoler:
La vie est une maladie sexuellement transmissible (enfin jusque là) dont le taux de mortalité est de 100%. Ronald Davis Laing

J'aime aussi assez celle-ci:
La vie c'est magique, à la fin on disparaît tous

W-C FIELDS - William Claude Dukenfield, dit W. C. Fields, est un jongleur, humoriste de vaudeville, scénariste et acteur américain né le 29 janvier 1880 à Darby, en banlieue de Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis) et mort le 25 décembre 1946 à Pasadena (Californie, États-Unis) des suites d’une hémorragie stomacale. Il repose à Glendale (Californie).



Milka, ma chère femme, a reçu un téléphone portable. Pour l’inaugurer, elle a photographié le paysage qui se présente à nous depuis notre terrasse (sic). À Fribourg, comme dans bon nombre de villes, il suffit de changer de quartier pour vivre à des époques différentes. À la ruelle des Maçons, nous sommes transportés au Moyen-Âge. À celles et ceux qui dénoncent l’obscurantisme médiéval, je recommande de scruter attentivement cette photo. Vous avez vu, à l’époque ils bénéficiaient déjà d’un éclairage électrique. Ce n’est pas rien.

Bien sûr, si j’aime le Moyen-Âge, ce n’est pas pour sa technologie 2 point quelque chose, ni pour la vitesse de ses connexions internet, ni pour son confort. Bien sûr en changeant de quartier, vous ne faites que changer de décor. L’auteur et le dialoguiste de la pièce de théâtre, du film, bref du spectacle dont vous êtes l’acteur doivent malheureusement être qualifiés de contemporains. Textes nombrilistes, incohérents, infantiles et vulgaires, flot ininterrompu de bons sentiments et de mensonges, incitation à la déchéance et à la culpabilisation, un scénario qui nous est souvent proposé par la société du spectacle dans sa course pathétique à l’argent et à la reconnaissance. Nous sommes bien égarés au XXI e siècle, très loin des artistes et des bâtisseurs géniaux et plus ou moins anonymes du Moyen-Âge.
 
Ce soir, assis sur notre terrasse, je scrute la ruelle des Maçons à la lueur du bel éclairage de la cathédrale St-Nicolas et je rends grâce aux merveilleux créateurs du
Moyen-Âge qui ont su nous rapprocher de ce qui est au-dessus de nous. JPH


Gravure d'Igor Piacka - texte de Philippe de Bellet
Abonnement Artistes Européens-2004 - Édition Galerie Contraste Fribourg

Les gens se courent après, nous courons après nos rêves dans lesquels tout cohabite, se croise, se frôle ou s’entremêle et s’interpénètre. Sublimes et folles visions, libérées des entraves de la pensée contrôlée, structurée, organisée, censurée. Tout est désormais possible, tout s’y produit, tout s’y transforme: ce que l’on espère et ce que l’on redoute. Même ce à quoi nous n’avions jamais accordé une once d’attention. Et contrairement à la réalité dans laquelle, éveillé, on est plongé, l’univers du rêve s’impose à nous sans que nous puissions y influer en aucune manière que ce soit. Le rêve, lui, est libre, nous pas.

Lumière et ombres, silhouettes et personnages identifiables, chutes et ascensions, espoirs et désillusions, menaces et promesses. Les petits personnages en séquence dont est constellé «Rainman», engagés dans leur ballet aérien – mais peut-être s’agit-il d’une danse rituelle, voire initiatique – ne font-ils pas aussi penser aux damnés de Jérôme Bosch, chutant et se débattant en vain dans la géhenne ? Jusqu’où dure le rêve avant de basculer dans le cauchemar, comme le bien dans le mal, la lumière dans l’ombre ou la nuit ? Inquiétant et fascinant.
Et qu’augurent ces signes symboliques qui égrènent, eux aussi, tant le chasseur mystérieux que sa proie – à moins qu’il ne s’agisse de sa conquête, voyez son doux sourire ! Notre ami graveur nous annonce l’heure grave
.   


Avec ce dessin, Jugoslav Vlahovic ouvre une porte céleste sur un fragment d'univers. Les montants et les gonds sont fixés sur un fond noir qui évoque l'éternité. Microscopiques composantes de cet ensemble, nos vies prennent un sens vertigineux qui nous dépasse... patience ...

Cette œuvre a servi d'affiche et de carton d'invitation pour notre exposition commune à la Galerie Contraste en 2008. Elle a  aussi longtemps été utilisée pour annoncer l'ouverture de la Galerie Contraste. JPH

JUGOSLAV VLAHOVIC est un dessinateur de presse serbe, né en 1949 à Belgrade.

En 1974, il quitte la faculté des arts appliqués de Belgrade. Diplôme en poche, il entame une carrière d’illustrateur, qui sera pour le moins prolifique. Deux ans plus tard, il est engagé au magazine NIN pour croquer l’actualité hebdomadaire, activité qu’il exerce encore à ce jour. Ses travaux graphiques ont très vite un rayonnement international : ses caricatures sont publiées dans des journaux légendaires tels que le « New York Times », le « Wiener Zeitung », « la Repubblica » ou encore le « Sonntagsblatt ».

S’il excelle dans le domaine de l’illustration de presse, le dessinateur serbe fut aussi guitariste d’un groupe à géométrie variable : le Porodicna Manufaktura Crnog Hleba (La manufacture familiale de pain noir). Cette formation ne se contentait pas de faire de la musique, mais il s’agissait également d’une troupe de théâtre qui se produisait à l’Atelje 212 à Belgrade. Le « Porodicna Manufaktura Crnog Hleba» agrémentait ses performances de diapositives et de courts-métrages.

Après la dissolution du groupe, Jugoslav Vlahovic continue de côtoyer le monde de la musique, puisqu’il sera l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques, notamment pour la célèbre formation rock Riblja Corba.

À ce jour, Jugoslav Vlahovic comptabilise au moins sept livres de ses propres caricatures et un cartable d’estampes. Il s’est vu récompensé de nombreux prix pour ses travaux graphiques. Jugoslav Vlahovic exerce toujours son métier d’illustrateur au magazine NIN et il est professeur à la faculté des arts appliqués de Belgrade.

Triste nouvelle, notre ami graveur Vital Simonet est décédé le 29 juillet 2017. Repose en paix cher Vital.

Ci-dessous, je vous livre le bref texte de présentation qu'il avait rédigé pour accompagner sa contribution au coffret "La ville sauvage":

"La gravure sur bois m'a attiré par son caractère de simplicité et par les qualités expressives de sa structure fournie par la nature même, ainsi que l'aspect physique et technique de son élaboration."

Graveur sur bois, dessinateur et créateur de vitraux, je suis un artiste autodidacte. J'ai souvent exposé en groupe, notamment à la galerie Trace-Ecart à Bulle, à la galerie Fabriggli à Buchs, à la Triennale 97 de Granges, "Gravure fribourgeoise à Belfaux, "Gare au voyage" à Fribourg, "XYLON" au Château de Gruyères, à la Clinique Garcia à Fribourg, au Poisson rouge à Marly ainsi que les expositions de Visarte. J'ai aussi eu des expositions personnelles à la galerie J-J Hofstetter, au Criblet 14 à Fribourg, au Jardin botanique à Fribourg et à la Bibliothèque de Villars-sur-Glâne.