Jean-Pierre Humbert peintre et graveur

Oeuvre de la semaine


Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

François Villon

Pour connaître l'histoire abracadabrantesque de cette peinture de grand format, je vous suggère de souscrire à la monographie consacrée à mes 50 années de création et de promotion artistique. Publiée par les Éditions Contraste, le livre paraîtra en novembre 2017 et s'intitulera anaCHRONIQUES.


  Sans parole


Sans parole



À lire la partition, le morceau n’a pas l’air très joyeux.
Mélancolique, il vous remuera corps et âme.
Envoûtés, vous aimeriez qu’il dure toujours.

Deux arbres généalogiques se rencontrent.
Ils papotent, font des projets.

Pour s’associer, faire des petits,
il faudra assainir, couper quelques branches.

C’est le moment de grimper ...
faites encore un effort,
levez la tête, regardez en vous, ...
vous y êtes.

Ça va mieux n’est-ce pas?

Le plaisir de faire la pluie et le beau temps. JPH

Texte de Jean Steinauer

Libre aux géologues de croire que les terrains sont stables et que les villes reposent de tout leur poids sur des couches superposées depuis des millénaires. Et les géographes peuvent bien rêver de prendre les villes au filet, dans le quadrillage des longitudes et des latitudes, afin qu’on les retrouve toujours au même endroit. Les ivrognes et les artistes, qui savent observer, ont compris que les villes dérivent à tous vents, et voguent sans fin sur les campagnes ondulantes.

À preuve le Fribourg de Jean-Pierre Humbert! Sur un roc au profil d’étrave, l’élancement d’une mâture gothique: cette ville fut armée pour tailler sa route à travers les houles de l’histoire. Elle ne cesse d’échapper à la nuit qui tombe dans son sillage. Toute vibrante d’énergie, elle navigue vers la fin des temps, vers le naufrage inéluctable et apaisant. L’équipage a mis sa confiance dans une longue familiarité avec l’au-delà. « O mort, vieux capitaine, il est temps! Levons l’ancre… »

Sobres et élégamment gravées, ces Têtes de...bites ( vous le saviez bien sûr ), vivaient, sans plaisir, une difficile existence solitaire. Réunies par mes soins, elles se sont constituées en comité d’éthique. Discrètement, elles élaborent une version désinhibée des droits de l’homme ... On n’a pas fini de rire jaune.