Jean-Pierre Humbert peintre et graveur

Oeuvre de la semaine

La gravure FRIBOURG, le manuscrit a été créée par Pietro-Paolo Tarasco, l'excellent artiste italien de Matera (1). Éditée par les Éditions Contraste, elle a été publiée en 2004 dans la collection "Abonnement FRIBOURG, vu d'ailleurs".

Dans son œuvre, Pietro-Paolo Tarasco montre la ville de Fribourg, plus précisément le quartier du Bourg comme un prolongement de l'esplanade nommée Le Bletz. Il nous offre quelques  tranches de ville juxtaposées et un panorama de ce quartier dans lequel on s'attendrait presque à retrouver l'aqueduc du Pont-Muré. Sur Le Bletz (Le toit du café des Arcades), le manuscrit de Pietro a fait des petits et ces petits se sont improvisés pépiniéristes.

Aujourd'hui en 2017, treize ans plus tard, les autorités communales "requalifient" ce quartier et projettent, semble-t-il, de supprimer les rares arbres qui restent. Selon ces "experts", au Moyen-Âge, il n'y en avait pas dans la ville. Discours abscons pour des projets stupides, nous sommes effectivement au XXIe siècle. Je préfère quant à moi, la perspective d'avenir que l'ami Tarasco suggère dans son œuvre: des arbres dans la ville. Sans jeu de mot, que le charme et la simplicité s'imposent enfin.




PS: TROUVEZ L'ERREUR
Une estampe est destinée à l'auteur de la première bonne réponse




MATERA (1)

Considérée comme l'une des plus vieilles cités habitées au monde, Matera est célèbre pour ses habitats troglodytiques (les Sassi di Matera, littéralement pierres de Matera), classés sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco.

La ville est désignée pour être la capitale européenne de la culture pour l'Italie en 2019.

http://www.pietropaolotarasco.it

Fribourg, 2017 - Avec l'eau-forte d'Aleksandr Kalugin, je vous invite à passer vos vacances d'été en 1989 en URSS. Dans une ambiance de fin de règne, la basse-cour politique (affairiste) se réveille bruyamment. Je vous le promets, vous ne regretterez sûrement pas d'être venus. Une occasion rare de vivre en direct la grande histoire et d'en savourer les piquantes anecdotes.

Créée pour les Éditions Contraste, cette œuvre a paru en 1990 dans la collection "Abonnement artistes européens".

Bonnes vacances à tous, JPH



Gravure de Martial Leiter - Texte de Jean Steinauer

«Notre affaire s’est développée longtemps sur le plan local, régional tout au plus. Le management, qui jouait la carte de la stabilité, a découvert tardivement des perspectives d’expansion. Grâce à une fiscalité accueillante et des conceptions positives en matière d’aménagement urbain, nous connaissons actuellement une croissance à l’échelle internationale, mais nous sommes conscients de notre histoire. Nous avons conservé le siège social de nos débuts, qui symbolise à jamais la corporate identity de Fribourg, leader mondial des petites villes aux grandes ambitions.»

C'est l'été, l'effet de serre nouveau est arrivé, les journaux de grand chemin sortent court vêtus et changent de grille, quant à moi, histoire de respecter les traditions saisonnières, je vous offre aussi une pause. Les prochaines semaines, dans ma publication hebdomadaire, au lieu de mes créations personnelles, je vous présenterai des oeuvres dont je fus l'éditeur (Éditions Contraste).

Première publication estivale et première gravure de la suite  "FRIBOURG, vu d'ailleurs", le burin réalisé par l'excellent artiste belge Jean Coulon en l'an 2000. Serait-ce la face heureuse du malheur que nous promettent les devins qui nous promènent ?

Chers amis abonnés à ma lettre hebdomadaire,

Je me permets de vous rappeler la souscription pour le livre anaCHRONIQUES, Jean-Pierre Humbert à paraître à la fin octobre 2017. Je sais que bon nombre d'entre vous se sont déjà engagés à en prendre un ou plusieurs exemplaires. Je les en remercie. Reste que les éditions Contraste ne publieront l'ouvrage qu'à la condition que plus de la moitié des frais soient couverts par l'engagement des souscripteurs et nous n'y sommes pas encore arrivés.

Salutations amicales, JPH



Présentation du livre par Irenka Krone-Germann

50 ans de cheminement artistique s’achèvent et l’artiste Jean-Pierre Humbert ne semble pas encore être arrivé à son but. Cinq décennies d’évolution et de transformation durant lesquelles la vie marque, crée et disparaît. Il cherche, peaufine et réinvente toujours. Ses créations résultent d’un long travail qui révèle la discipline, la rigueur, la créativité et l’ouverture d’esprit. Au-delà des générations, il a su faire évoluer ses œuvres, faire découvrir au public curieux qui s’aventure dans sa galerie les nouvelles technologies et leurs effets sur le regard et la pensée.




FICHE TECHNIQUE DU LIVRE

Edition courante 256 pages au format 23 x 32.5 cm Impression offset couleur sur du papier satiné de 150 g/m2 Plus de 200 illustrations et des textes de J-P Humbert - Prix de souscription : CHF 95.- + Frais de port et d’emballage



Edition de tête Le livre est accompagné d’une estampe que j’ai créée pour l'occasion. Cette œuvre est tirée à 47 exemplaires. Le livre et l’estampe sont numérotés et signés de 1/47 à 47/47 - Prix de souscription : CHF 180.- Port et emballage inclus Dès parution l’édition de tête coûtera CHF 220.-

Edition de luxe Le livre inséré dans une fourre transparente en verre acrylique est accompagné d’une aquarelle ou d’une peinture - Prix de souscription : CHF 500.- Port et emballage inclus Dès parution l’édition de luxe coûtera CHF 650.-


Question pour un observateur qui sait compter:
combien
y-a-t’il de chats autour de ma chathédrale?

Premier prix, une visite gratuite de mon exposition à la Galerie Contraste

RÉMINISCENCES DE VOYAGES: FRIBOURG EN SUISSE
Par Etienne Eggis (né à Fribourg en 1830- mort à Berlin en 1867)

Vous connaissez les mollusques ?
Eh bien! Ies habitants de Fribourg en Suisse sont des mollusques qui tiennent à l’homme par une chose : l’appétit.

Le Fribourgeois dine cinq fois par jour :
Le matin à huit heures, dix heures et midi; le soir à quatre heures et à sept heures et cela sans préjudice des chopines et des bouillies de fromage appelée fondues que confectionne chaque marchand de vin de l’endroit.

Il est peu de villes plus pittoresques et plus riches en sites variés que la ville de Fribourg en Suisse. Elle a la forme d’une échelle, dont chaque échelon formerait une rue, de façon que, pour descendre au jardin, il faut monter quatre étages, traverser le grenier, faire l’ascension d’un nouvel escalier de pierre, et I’on se trouve.. . où?

Sur les toits? Non, dans le jardin.

A vos pieds descend la toiture des maisons, qui continue sa déclivité pittoresque jusqu’aux rochers mystérieux et sombres qui regardent, immobiles et muets, passer entre leurs pieds de granit les ondes fangeuses du torrent de la Sarine, - la Seine du lieu.

Les neiges éternelles des Alpes, où vivent, libres et fiers dans les sérénités immaculées des solitudes, ces trois grands vagabonds : l’aigle, l’avalanche et le chamois, forment le dernier plan de ce tableau gigantesque et multiple, et semblent veiller, de leurs cimes auréolées par l’éclair, sur les huttes où rampent les insectes humains.
Mais cet artiste plus grand que M. Delacroix et qu’on appelle Dieu a mis tant de poésie dans le sol de ce pays, qu’il ne lui en est plus resté pour les habitants. Le Fribourgeois est lourd, bête et crasseux. II n’aime qu’une chose : boire.
Et il boit. Il s’enivre comme un ours gorgé de raisins. Il ne soupçonne pas qu’il y ait une ivresse fine, délicate et joyeuse, où l’esprit domine toujours le corps.

L’art, la science, la poésie, sont pour le Fribourgeois ce qu’est le génie pour I’Académie française, des choses dont il a vaguement entendu parler et dont il n’a jamais vu l’ombre.

Et pourtant ces aveugles et ces sourds ont une des plus belles choses qui aient été faites sous le ciel: l’orgue de leur cathédrale. Cet orgue gigantesque a dans ses flancs toutes les voix de la création, depuis I’imperceptible susurre des brins d’herbe effleurés par les brises jusqu’aux rugissements tumultueux des tempêtes sur le dos cabré des océans.

Mais que fait de la romance du Saule un homme ivre? Et le Fribourgeois est ivre toujours de bêtise et de surdité intellectuelle. La poésie pour lui s’arrête à Jacques Delille; il ne sait pas ce que c’est que la peinture, et la science consiste pour lui à savoir que deux batz, -monnaie du pays, - paient une chopine.

Le dimanche, les jeunes lions de la localité, - des lions suisses ! une redingote avec poches à tabatière, des souliers ferrés et pas de gants, - se réunissent, avant la messe, sur la Promenade des Messieurs, et préparent, en se promenant deux heures la canne à la main, le cigare à la bouche et la bêtise au visage, la déglutition de la fondue obligatoire qui suit la cérémonie religieuse et doit ouvrir les voies au diner de midi.

Ils causent de ... Ils ne causent pas, ils montrent leurs gilets neufs.

Il y a quelques jolies femmes à Fribourg en Suisse, - entre autres Mademoiselle Marguerite Monney, - mais elles sont lourdes, massives, bêtes et joufflues.

Elles font trois choses dans leur journée : médisent, mangent et tricotent. La bouiIlie au fromage dont je parle plus haut et qu’on appelle fondue à Fribourg est une polenta qu’on ne connaît pas ailleurs.

«Le style c’est l’homme» a dit un homme en manchettes, inventeur de la générosité du lion.
Le mets, c’est le pays. Le Fribourgeois, c’est une bouillie au fromage.

Disproportionnée
dans l’immensité infinie de la voûte céleste,
une planète bleue,
capte mon attention.

De ce reflet flou de notre terre,
j’attends, sans trop y croire,
que vienne la lumière
sur le mystère de nos vies.

Vie intérieure d’une femme.
Secrètes préoccupations
d’un être absorbé par sa nature.

À ce si pénétrant, appliquez un bémol.

À peine sorties du bois,
à peine exprimées, mal vécues,
nos pulsions secrètes sont trivialement exploitées par des marchands.

Les femmes n’y sont pour rien.