Jean-Pierre Humbert peintre et graveur

Oeuvre de la semaine

On naît nu, mouillé et affamé.
Puis les choses empirent.
W-C Fields

Pour vous consoler:
La vie est une maladie sexuellement transmissible (enfin jusque là) dont le taux de mortalité est de 100%. Ronald Davis Laing

J'aime aussi assez celle-ci:
La vie c'est magique, à la fin on disparaît tous

W-C FIELDS - William Claude Dukenfield, dit W. C. Fields, est un jongleur, humoriste de vaudeville, scénariste et acteur américain né le 29 janvier 1880 à Darby, en banlieue de Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis) et mort le 25 décembre 1946 à Pasadena (Californie, États-Unis) des suites d’une hémorragie stomacale. Il repose à Glendale (Californie).



Milka, ma chère femme, a reçu un téléphone portable. Pour l’inaugurer, elle a photographié le paysage qui se présente à nous depuis notre terrasse (sic). À Fribourg, comme dans bon nombre de villes, il suffit de changer de quartier pour vivre à des époques différentes. À la ruelle des Maçons, nous sommes transportés au Moyen-Âge. À celles et ceux qui dénoncent l’obscurantisme médiéval, je recommande de scruter attentivement cette photo. Vous avez vu, à l’époque ils bénéficiaient déjà d’un éclairage électrique. Ce n’est pas rien.

Bien sûr, si j’aime le Moyen-Âge, ce n’est pas pour sa technologie 2 point quelque chose, ni pour la vitesse de ses connexions internet, ni pour son confort. Bien sûr en changeant de quartier, vous ne faites que changer de décor. L’auteur et le dialoguiste de la pièce de théâtre, du film, bref du spectacle dont vous êtes l’acteur doivent malheureusement être qualifiés de contemporains. Textes nombrilistes, incohérents, infantiles et vulgaires, flot ininterrompu de bons sentiments et de mensonges, incitation à la déchéance et à la culpabilisation, un scénario qui nous est souvent proposé par la société du spectacle dans sa course pathétique à l’argent et à la reconnaissance. Nous sommes bien égarés au XXI e siècle, très loin des artistes et des bâtisseurs géniaux et plus ou moins anonymes du Moyen-Âge.
 
Ce soir, assis sur notre terrasse, je scrute la ruelle des Maçons à la lueur du bel éclairage de la cathédrale St-Nicolas et je rends grâce aux merveilleux créateurs du
Moyen-Âge qui ont su nous rapprocher de ce qui est au-dessus de nous. JPH


Gravure d'Igor Piacka - texte de Philippe de Bellet
Abonnement Artistes Européens-2004 - Édition Galerie Contraste Fribourg

Les gens se courent après, nous courons après nos rêves dans lesquels tout cohabite, se croise, se frôle ou s’entremêle et s’interpénètre. Sublimes et folles visions, libérées des entraves de la pensée contrôlée, structurée, organisée, censurée. Tout est désormais possible, tout s’y produit, tout s’y transforme: ce que l’on espère et ce que l’on redoute. Même ce à quoi nous n’avions jamais accordé une once d’attention. Et contrairement à la réalité dans laquelle, éveillé, on est plongé, l’univers du rêve s’impose à nous sans que nous puissions y influer en aucune manière que ce soit. Le rêve, lui, est libre, nous pas.

Lumière et ombres, silhouettes et personnages identifiables, chutes et ascensions, espoirs et désillusions, menaces et promesses. Les petits personnages en séquence dont est constellé «Rainman», engagés dans leur ballet aérien – mais peut-être s’agit-il d’une danse rituelle, voire initiatique – ne font-ils pas aussi penser aux damnés de Jérôme Bosch, chutant et se débattant en vain dans la géhenne ? Jusqu’où dure le rêve avant de basculer dans le cauchemar, comme le bien dans le mal, la lumière dans l’ombre ou la nuit ? Inquiétant et fascinant.
Et qu’augurent ces signes symboliques qui égrènent, eux aussi, tant le chasseur mystérieux que sa proie – à moins qu’il ne s’agisse de sa conquête, voyez son doux sourire ! Notre ami graveur nous annonce l’heure grave
.   


Avec ce dessin, Jugoslav Vlahovic ouvre une porte céleste sur un fragment d'univers. Les montants et les gonds sont fixés sur un fond noir qui évoque l'éternité. Microscopiques composantes de cet ensemble, nos vies prennent un sens vertigineux qui nous dépasse... patience ...

Cette œuvre a servi d'affiche et de carton d'invitation pour notre exposition commune à la Galerie Contraste en 2008. Elle a  aussi longtemps été utilisée pour annoncer l'ouverture de la Galerie Contraste. JPH

JUGOSLAV VLAHOVIC est un dessinateur de presse serbe, né en 1949 à Belgrade.

En 1974, il quitte la faculté des arts appliqués de Belgrade. Diplôme en poche, il entame une carrière d’illustrateur, qui sera pour le moins prolifique. Deux ans plus tard, il est engagé au magazine NIN pour croquer l’actualité hebdomadaire, activité qu’il exerce encore à ce jour. Ses travaux graphiques ont très vite un rayonnement international : ses caricatures sont publiées dans des journaux légendaires tels que le « New York Times », le « Wiener Zeitung », « la Repubblica » ou encore le « Sonntagsblatt ».

S’il excelle dans le domaine de l’illustration de presse, le dessinateur serbe fut aussi guitariste d’un groupe à géométrie variable : le Porodicna Manufaktura Crnog Hleba (La manufacture familiale de pain noir). Cette formation ne se contentait pas de faire de la musique, mais il s’agissait également d’une troupe de théâtre qui se produisait à l’Atelje 212 à Belgrade. Le « Porodicna Manufaktura Crnog Hleba» agrémentait ses performances de diapositives et de courts-métrages.

Après la dissolution du groupe, Jugoslav Vlahovic continue de côtoyer le monde de la musique, puisqu’il sera l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques, notamment pour la célèbre formation rock Riblja Corba.

À ce jour, Jugoslav Vlahovic comptabilise au moins sept livres de ses propres caricatures et un cartable d’estampes. Il s’est vu récompensé de nombreux prix pour ses travaux graphiques. Jugoslav Vlahovic exerce toujours son métier d’illustrateur au magazine NIN et il est professeur à la faculté des arts appliqués de Belgrade.

Triste nouvelle, notre ami graveur Vital Simonet est décédé le 29 juillet 2017. Repose en paix cher Vital.

Ci-dessous, je vous livre le bref texte de présentation qu'il avait rédigé pour accompagner sa contribution au coffret "La ville sauvage":

"La gravure sur bois m'a attiré par son caractère de simplicité et par les qualités expressives de sa structure fournie par la nature même, ainsi que l'aspect physique et technique de son élaboration."

Graveur sur bois, dessinateur et créateur de vitraux, je suis un artiste autodidacte. J'ai souvent exposé en groupe, notamment à la galerie Trace-Ecart à Bulle, à la galerie Fabriggli à Buchs, à la Triennale 97 de Granges, "Gravure fribourgeoise à Belfaux, "Gare au voyage" à Fribourg, "XYLON" au Château de Gruyères, à la Clinique Garcia à Fribourg, au Poisson rouge à Marly ainsi que les expositions de Visarte. J'ai aussi eu des expositions personnelles à la galerie J-J Hofstetter, au Criblet 14 à Fribourg, au Jardin botanique à Fribourg et à la Bibliothèque de Villars-sur-Glâne.

La gravure FRIBOURG, le manuscrit a été créée par Pietro-Paolo Tarasco, l'excellent artiste italien de Matera (1). Éditée par les Éditions Contraste, elle a été publiée en 2004 dans la collection "Abonnement FRIBOURG, vu d'ailleurs".

Dans son œuvre, Pietro-Paolo Tarasco montre la ville de Fribourg, plus précisément le quartier du Bourg comme un prolongement de l'esplanade nommée Le Bletz. Il nous offre quelques  tranches de ville juxtaposées et un panorama de ce quartier dans lequel on s'attendrait presque à retrouver l'aqueduc du Pont-Muré. Sur Le Bletz (Le toit du café des Arcades), le manuscrit de Pietro a fait des petits et ces petits se sont improvisés pépiniéristes.

Aujourd'hui en 2017, treize ans plus tard, les autorités communales "requalifient" ce quartier et projettent, semble-t-il, de supprimer les rares arbres qui restent. Selon ces "experts", au Moyen-Âge, il n'y en avait pas dans la ville. Discours abscons pour des projets stupides, nous sommes effectivement au XXIe siècle. Je préfère quant à moi, la perspective d'avenir que l'ami Tarasco suggère dans son œuvre: des arbres dans la ville. Sans jeu de mot, que le charme et la simplicité s'imposent enfin.




PS: TROUVEZ L'ERREUR
Une estampe est destinée à l'auteur de la première bonne réponse




MATERA (1)

Considérée comme l'une des plus vieilles cités habitées au monde, Matera est célèbre pour ses habitats troglodytiques (les Sassi di Matera, littéralement pierres de Matera), classés sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco.

La ville est désignée pour être la capitale européenne de la culture pour l'Italie en 2019.

http://www.pietropaolotarasco.it

Fribourg, 2017 - Avec l'eau-forte d'Aleksandr Kalugin, je vous invite à passer vos vacances d'été en 1989 en URSS. Dans une ambiance de fin de règne, la basse-cour politique (affairiste) se réveille bruyamment. Je vous le promets, vous ne regretterez sûrement pas d'être venus. Une occasion rare de vivre en direct la grande histoire et d'en savourer les piquantes anecdotes.

Créée pour les Éditions Contraste, cette œuvre a paru en 1990 dans la collection "Abonnement artistes européens".

Bonnes vacances à tous, JPH



Gravure de Martial Leiter - Texte de Jean Steinauer

«Notre affaire s’est développée longtemps sur le plan local, régional tout au plus. Le management, qui jouait la carte de la stabilité, a découvert tardivement des perspectives d’expansion. Grâce à une fiscalité accueillante et des conceptions positives en matière d’aménagement urbain, nous connaissons actuellement une croissance à l’échelle internationale, mais nous sommes conscients de notre histoire. Nous avons conservé le siège social de nos débuts, qui symbolise à jamais la corporate identity de Fribourg, leader mondial des petites villes aux grandes ambitions.»

C'est l'été, l'effet de serre nouveau est arrivé, les journaux de grand chemin sortent court vêtus et changent de grille, quant à moi, histoire de respecter les traditions saisonnières, je vous offre aussi une pause. Les prochaines semaines, dans ma publication hebdomadaire, au lieu de mes créations personnelles, je vous présenterai des oeuvres dont je fus l'éditeur (Éditions Contraste).

Première publication estivale et première gravure de la suite  "FRIBOURG, vu d'ailleurs", le burin réalisé par l'excellent artiste belge Jean Coulon en l'an 2000. Serait-ce la face heureuse du malheur que nous promettent les devins qui nous promènent ?

Chers amis abonnés à ma lettre hebdomadaire,

Je me permets de vous rappeler la souscription pour le livre anaCHRONIQUES, Jean-Pierre Humbert à paraître à la fin octobre 2017. Je sais que bon nombre d'entre vous se sont déjà engagés à en prendre un ou plusieurs exemplaires. Je les en remercie. Reste que les éditions Contraste ne publieront l'ouvrage qu'à la condition que plus de la moitié des frais soient couverts par l'engagement des souscripteurs et nous n'y sommes pas encore arrivés.

Salutations amicales, JPH



Présentation du livre par Irenka Krone-Germann

50 ans de cheminement artistique s’achèvent et l’artiste Jean-Pierre Humbert ne semble pas encore être arrivé à son but. Cinq décennies d’évolution et de transformation durant lesquelles la vie marque, crée et disparaît. Il cherche, peaufine et réinvente toujours. Ses créations résultent d’un long travail qui révèle la discipline, la rigueur, la créativité et l’ouverture d’esprit. Au-delà des générations, il a su faire évoluer ses œuvres, faire découvrir au public curieux qui s’aventure dans sa galerie les nouvelles technologies et leurs effets sur le regard et la pensée.




FICHE TECHNIQUE DU LIVRE

Edition courante 256 pages au format 23 x 32.5 cm Impression offset couleur sur du papier satiné de 150 g/m2 Plus de 200 illustrations et des textes de J-P Humbert - Prix de souscription : CHF 95.- + Frais de port et d’emballage



Edition de tête Le livre est accompagné d’une estampe que j’ai créée pour l'occasion. Cette œuvre est tirée à 47 exemplaires. Le livre et l’estampe sont numérotés et signés de 1/47 à 47/47 - Prix de souscription : CHF 180.- Port et emballage inclus Dès parution l’édition de tête coûtera CHF 220.-

Edition de luxe Le livre inséré dans une fourre transparente en verre acrylique est accompagné d’une aquarelle ou d’une peinture - Prix de souscription : CHF 500.- Port et emballage inclus Dès parution l’édition de luxe coûtera CHF 650.-